Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Ludwig van Beethoven

lundi 26 juin 2017


Les blogs Qobuz

23 juin

Le blog-notes de Claude Samuel Mozart. Une passion française – L’autographe de Pauline Viardot – Wolfgangus à Versailles – La volonté de Dieu – Un Cosi dédoublé

Les blogs Qobuz Il fut un temps où Paris était, avec Vienne, l’une des deux capitales européennes de la vie artistique c’est-à-dire, pour les musiciens, le centre du monde, le lieu inévitable de la consécration — et pour Leopold Mozart, dont on connaît l’ardent zèle paternel, un passage obligé. Un voyage mythique, mille fois raconté, illustré en cette fin de saison à la Bibliothèque de l’Opéra de Paris où, sous le titre « Mozart. Une passion française », une exposition montée en collaboration avec la Bibliothèque nationale, aligne quelques documents exceptionnels, ne serait-ce que ce coffret travaillé, destiné à préserver le manuscrit autographe de Don Juan. Oui, ce document, cher entre tous au cœur des mélomanes, est à Paris, cadeau de Pauline Viardot (1821-1910), illustre cantatrice et représentante d’une belle famille (son père, Manuel Garcia, sa sœur, la Malibran !). Celle qui fut l’amie de Tourgueniev et de Clara Schumann, qui incarna Zerline et Donna Anna, qui, à dix-neuf ans, chanta dans le Requiem aux Invalides pour le retour des cendres de Napoléon, acquit donc à Londres ce manuscrit, mis en vente par le facteur de pianos Johann Baptist Streicher et, pour cette folie de 180 livres, n’hésita pas à vendre ses bijoux. Puis elle fit relier les huit volumes en maroquin précieux et fabriquer un coffret surmonté du nom du compositeur. Quand elle recevait dans son hôtel particulier de la rue de Douai, ses amis jetaient d’emblée un œil du côté du fameux reliquaire… Une belle histoire ! Plus tard, Pauline Viardot fit don du manuscrit (et du coffret) non pas à l’Opéra de Paris où elle n’avait apparemment pas été bien traitée mais à la bibliothèque du Conservatoire rattachée, en 1935, à celle de notre BNF. Figure également dans l’exposition la lettre par laquelle la cantatrice fit part de son don à Ambroise Thomas… Mozart enfant. Gravure probablement due à Pietro Antonio Lorenzoni (1763) Le Grand Couvert Ce que dit aussi l’exposition, c’est l’incroyable engouement de la Cour, lorsque Wolfgang-Amadeus joua à Versailles, et l’invitation au Grand Couvert, le soir de l’an 1764. Leopold raconte à son amie Maria Theresia Hagenauer comment son « Wolfgangus eut l’honneur de se tenir tout le temps près de la reine avec qui il put converser et s’entretenir, lui baiser souvent la main et prendre la nourriture qu’elle lui donnait de la table et la manger à côté d’elle » et, ajoute Leopold, « …mes enfants ici font tourner la tête de presque tout le monde »… Et le 11 février, Pavillon de la Ferté, l’intendant des Menus-Plaisirs, par ailleurs ardent défenseur de l’Opéra Royal inauguré six ans plus tard, versa à Leopold 1.200 livres. Mais quand les enfants prodiges grandissent, ils deviennent moins intéressants — c’est le paradoxal Glenn Gould qui affirmait que Mozart était mort trop vieux ! Or, quand Mozart effectua son deuxième voyage à Paris, il avait vingt-deux ans et ne faisait plus tourner les têtes. Un séjour difficile, et douloureux, au cours duquel mourut sa mère, ce dont il informa son père avec tous les ménagements d’usage : « Je me suis entièrement remis à la volonté de Dieu. J’espère que vous en ferez de même, ainsi que ma chère sœur, car je sais que c’est Dieu qui ordonne tout pour notre plus grand bien (même si nous croyons que tout va de travers) et qui le veut ainsi…» « Trop long ! » Deuxième dossier, bien intéressant, que l’on feuillette à la Bibliothèque de l’Opéra : la réception dans l’Hexagone des œuvres de Mozart, dont le décès en 1791 (en pleine Terreur) passa complètement inaperçue. La même année, cependant, fut donnée une adaptation en français des Noces de Figaro, réalisée avec la collaboration de Beaumarchais. « Trop long ! » dirent les premiers spectateurs de l’Opéra, devenu, pour un temps, Théâtre de la République et des Arts… Cinq ans plus tard, Aloysia Weber, la belle-sœur de Mozart, était Constance dans L’Enlèvement au Sérail. Enfin, c’est en 1801 que La Flûte enchantée, devenu « parodie » sous le titre des Mystères d’Isis, triompha vraiment à l’Opéra de Paris. Et l’on sait avec quelle véhémence Berlioz tempêtera contre ces trahisons… Mais le XIXe siècle français ne fut pas très mozartien, abandonnant le terrain à Beethoven, à l’opéra italien (Léopold écrivait déjà : « Ici, il y a une guerre continue entre la musique italienne et la musique française », et il ajoutait : « Les Français commencent à chanceler fortement et j’espère que d’ici dix à quinze ans, le goût français sera complètement éteint »…), et plus tard à l’ogre Wagner. Mais le XXe siècle, surtout dans sa seconde moitié, sera mozartissime, même si les immorales pirouettes de Cosi fan tutte eurent quelque peine à s’imposer… — Cosi, qui ouvrira en septembre la prochaine saison à Garnier, dans la surprenante mise en scène d’Anne Teresa De Keersmaeker, où tous les rôles sont doublés, entre chanteurs et danseurs. Mozart, inépuisable terrain d’expérience pour nos metteurs en scène, à moitié pardonnés lorsque la plume de Wolfgang-Amadeus n’est pas trop martyrisée… L’exposition « Mozart. Une passion française » est ouverte jusqu’au 24 septembre ; habilement conçue, joliment présentée, dotée d’un catalogue passionnant, elle vaut le détour, et même le voyage… On complètera par la lecture du livre de Marie Christine Vila, Sotto voce – Mozart à Paris (Actes Sud, 1991) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de juin 2017 : « Ce jour-là, 16 mai 1770 : L’inauguration de l’Opéra Royal de Versailles »

Classiquenews.com - Articles

21 juin

CD, compte rendu critique.MENDELSSOHN : Symphonies 1, 2, 3, 4, 5. Chamber Orchestra of Europe. Yannick Nézet-Séguin, direction (3 cd DG Deutsche Grammophon)

CD, compte rendu critique. MENDELSSOHN : Symphonies 1, 2, 3, 4, 5. Chamber Orchestra of Europe. Yannick Nézet-Séguin, direction (3 cd DG Deutsche Grammophon). Plus à son aise grâce au relief des voix et dans une construction fragmentaire par épisodes caractérisés, le chef vedette Nézet-Séguin suscite ici quelques réserves voire limites dans sa direction purement symphonique. Et s’il était meilleur chef lyrique que symphonique ? Cette intégrale captée à Paris des opus de Mendelssohn (Symphonies 1-5) tend à le démontrer : vision globale brillante mais routinière (exploitant bien il est vrai les qualité chantantes et de solistes du Chamber Orchestra of Europe) et heureusement, meilleure n°2 (symphonie cantate avec solistes et choeur, d’autant plus intéressante qu’elle est mail connue – mais ses effectifs requis ne la rendent-ils pas difficile à réaliser ?). Excès démonstratif ? Avouons que les deux premières Symphonies 1 et 3 (dite « Écossaise » de 1842) ne décollent pas, relevant d’une honnête lecture, parfois scolaire. Les choses s’affirment plus nettement en nervosité et en vigueur comme en dramatisme, avec cette élégance qui n’écarte pas une certaine classe virile, très mendelssohnienne, avec le CD2 et cette Symphonie oratorio / symphonie Cantate n°2 « Lobgesang » / Chant de louange / hymne pour la paix. Toute la tendresse fraternelle d’un Mendelssohn européen, digne successeur de Beethoven (dont il partage d’une certaine manière le muscle) et des Lumières s’affirme dans ce format souvent puissant et éperdu (le Schumann des oratorios dont La Péri, ou Le Pèlerinage de la rose ne sont pas loin de cet esprit de proclamation de plus en plus lumineuse). Yannick Nézet-Séguin ajoute à une belle énergie souvent détaillée (le directeur lyrique n’est pas absent ; il sera d’ailleurs bientôt directeur musical du Metropolitan de New York), où percent et s’expriment avec beaucoup de caractère le chant des instruments solistes : cors, trombones, clarinette (fin de l’entrée maestoso), ou hautbois dans l’allegretto qui suit… ; chaque épisode est riche en subtilités et transparence, motricité rythmique, beau galbe dynamique ; toujours, le chef soigne l’expressivité et une fluidité expressive qui s’avère prenante, envoûtnate même par ce travail sur le poli et le galbe. Du très bel ouvrage, piloté par une vision qui manque hélas de la vision synthétique d’un architecte dramatique. La Symphonie n°2 « Lobgesang » est la plus convaincante. Les solistes requis, soit les sopranos Karina Gauvin et la jeune et déjà remarquée Regula Mühlemann (fine mozartienne, cf son récent disque Mozart édité par Sony) apporte une indiscutable fragilité humaine à leur duo (avec cor et choeur, andante 5, plage 9). Mais le vibrato parfois écrasé et trop ample de la première s’accorde mal à l’incandescente juvélinité de sa cadette… Comme chez Schumann, Mendelssohn veille à l’équilibre aérien entre les voix, le choeur et la soie orchestrale dont il faut un flux d’une étonnante liquidité. Daniel Behle cisèle son abattage et son articulation – un rien martial dans son air soliste: « Stricke des Todes“…, Allegro un poco agitato, 6. La verve et le panache que déploie le chef font merveille dans une partition qui se rapproche du Schumann le plus dramatique (Genoveva). Les séances d’enregistrement se sont déroulées à Paris (Philharmonie), en février 2016 dans le prolongement des concerts qui en ont été en quelque sorte la chauffe. La marmite symphonique exhibe une belle fluidité articulée dans le premier mouvement de la Symphonie Italienne n°4, mais le nerf se montre là encore répétitif. L’Andante con moto manque de… mystère dans une tendresse intérieure traitée comme une marche parfois expédiée. La prise soigne le détail des timbres ; la belle vivacité collective. Le brillant parfois clinquant sur l’intériorité d’une pensée juste et poétique. Pour autant est-ce réellement suffisant ? Cet Andante con moto indique les limites d’une lecture admirable de netteté et d’équilibre mais creuse voire artificielle : la facilité technique et mécanique du geste cache mal en définitive l’absence de profondeur et de climats intérieurs qui tempèrent l’esprit de victoire de l’écriture mendelsohnnienne : son art ne se réduit pas à un pur jeu formel et trépidant . Dur diagnostic. Même mis en place, rien que… métronomique et même intensité du geste dans le Saltarello. C’est fougueux mais trop démonstratif. Voilà pourquoi nous attendions le premier Andante d’ouverture de la Réformation n°5 : dont l’ampleur et la profondeur toute en pudeur convoque là encore la pure effusion et une subtilité mystérieuse qui doit saisir par sa gravité foudroyante. A trop vouloir faire sonner son formidable orchestre (cors, trompettes… les cuivres en général), le chef perd l’ombre, l’étoffe de la suggestion,… là encore l’énigmatique, qui colore toute l’oeuvre de Mendelssohn, sous son entrain lumineux : le surgissement de l’inexprimable, la sidération et la révélation du sublime (ce que Wagner utilisera à la fin du siècle dans Parsifal pour exprimer lui aussi le divin, la manne qui descend sur terre)… hélas, le geste trop puissant, malgré une flexibilité admirable des cordes, bascule dans un bavardage de façade : le brillant coûte que coûte comme s’il voulait délibérément tout gommer en trouble comme en failles angoissantes : le jeu de la clarinette et des cordes dans l’allegro qui suit, tourne au système, une belle mécanique instrumentalement très polissée, d’une onctuosité séduisante. Ainsi l’intériorité parfois trop explicite de l’Andante, mais le relief hyperintense de la flûte (récitative 3b menant vers le Choral, et son irrépressible grandeur exclamative) dont le dialogue avec les bois de l’harmonie, amorce le triomphe final et sa fanfare suractive. Problème d’ajustement, de vision et de plan poétique, cette quasi intégrale manque réellement de profondeur et de finesse ambivalentes. Certes énergie et fièvre voire fougue sont bien là : mais dépourvus de gravitas, le geste s’écroule, ennuie, sonne creux. Quel dommage. A chacun de juger selon son exigence dans l’écoute du Mendelssohn symphoniste. ________________________ CD, compte rendu critique. Felix Mendelssohn : Symphonies, n°1 ; n° 2 en si bémol majeur, «Lobgesang», opus 52 — Karina Gauvin, Regula Mühlemann (sopranos), Daniel Behle (ténor) ; n° 3 en la mineur, «Schottische» / (Ecossaise), opus 56 ; n°4 (Italienne), n°5 «( Réformation) — RIAS Kammerchor, Chamber Orchestra of Europe, Yannick Nézet-Séguin (direction). 3 cd DEUTSCHGE GRAMMOPHON, live enregistré à Paris, février 2016.




Classiquenews.com - Articles

19 juin

Compte rendu concert. Toulouse, le 16 juin 2017. Brahms. Beethoven. A. Laloum / Maxim Emelyanychev, direction.

Compte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 16 juin 2017. Brahms. Beethoven. Adam Laloum, piano. Orchestre national du Capitole de Toulouse. Maxim Emelyanychev, direction. Voici un concert événement très réussi. Le Rotary International avec tous les clubs de la région toulousaine soutiennent la recherche contre le cancer et concrétisent leurs actions avec une grande collecte (remise du chèque ce soir) et ce concert prestigieux. La municipalité de Toulouse, l’orchestre et le pianiste Adam Laloum ont offerts leur généreux concours. Le résultat est un concert dans lequel l’enthousiasme du public a été si grand qu’il a applaudi après chaque mouvement. Il faut dire que la fougue juvénile du jeune chef russe (29 ans) Maxim Emelyanychev, est un spectacle en lui-même très particulier, inhabituellement expressif. Pour une grande cause, le meilleur de la Musique Le très imposant deuxième Concerto pour piano de Brahms a été interprété avec puissance et détermination par l’orchestre sous la direction enthousiaste du jeune maestro. Le pianiste Adam Laloum du même âge que le chef, 30 ans, a lui été sensible à cet enthousiasme mais a pondéré dès que possible cette exubérance orchestrale par des phrasés d’une grande délicatesse, et une écoute chambriste très fine. Il faut dire que ces moments ineffables de musique de chambre du Concerto, - incompris lors de la création, sont à présent appréciés à leur juste valeur et aimés. Depuis le début avec le cor magique de Jacques Delplancque, à l’Andante du violoncelle envoûtant de Sarah Iancu dans le troisième mouvement, ce soir, ils ont été inoubliables. Cette énergie de jeunesse se voit encore d’avantage qu’elle ne s’entend dans la direction du chef russe. Adam Laloum a su affronter sans faillir et par cœur toutes les difficultés du très vaste Concerto. La diversité des nuances de son jeu restant, ainsi qu’une coloration de peintre, ses plus belles qualités. La maîtrise technique est impeccable, toujours mise au service de la plus belle musicalité. Jamais aucune dureté, il a toujours su garder une marge de nuances et de puissance ne faisant jamais sentir l’effort. Une absence d’ostentation, pourtant si chère à tant de pianistes virtuoses, caractérise le jeu d’ Adam Laloum. Une ovation a été faite à ce pianiste toulousain très aimé sur ses terres. En deuxième partie, la Septième Symphonie de Beethoven, si bien nommée “Apothéose de la danse” par Wagner, a permis à Maxim Emelyanychev (illustration ci dessus) de danser la direction la plus enthousiaste et motrice que j’ai vue dans une symphonie. Comme un épagneul ivre de liberté, il a su entraîner l’orchestre dans cette incroyable interprétation aux tempi vifs, aux rythmes aigus, au final pourtant très maîtrisée. Décidement, ce jeune prodige dirige aussi bien le répertoire baroque que les grandes œuvres romantiques. Mais toujours avec cette énergie de vie incomparable. Quel enthousiasme! La vie en sa beauté célébrée, ainsi pour lutter contre la mort : c’est limpide. Bravo à toutes ces énergies mises en commun avec brio pour un résultat éclatant de vivacité. ________________________ Compte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 16 juin 2017. Johannes Brahms (1833-1897): Concerto pour piano n°2 en si bémol majeur op.83. Ludwig van Beethoven (1770-1827): Symphonie n°7 en la majeur op.92. Adam Laloum, piano. Orchestre national du Capitole de Toulouse. Maxim Emelyanychev, direction.



Classiquenews.com - Articles

17 juin

Entretien avec Jean-Michel Lejeune, à propos du festival FORMAT RAISINS.

Entretien avec Jean-Michel Lejeune, à propos du festival FORMAT RAISINS 2017. A l’occasion de la nouvelle édition du festival hors normes FORMAT RAISINS à partir du 5 juillet 2017, CLASSIQUENEWS a interrogé le directeur de l’événement, Jean-Michel Lejeune sur le fonctionnement, le déroulement et l’identité d’un festival ambitieux, éclectique dont le rayonnement pluridisplinaire s’étend sur 2 départements, 2 régions, à travers les vignobles les plus enchanteurs de France, d’où son nom générique « Format raisins ». Pourtant c’est bien un format singulier qui est le propre du cycle d’événements mêlant la création contemporaine, le jazz, la musique chorale, symphonique et de chambre, les arts plastiques et la danse … dans des lieux patrimoniaux aux résonances multiples, autant d’expériences riches et inédites offertes aux publics sollicités sur tout le territoire du Centre, des bords de Loire. Jalonné par 88 concerts et événements, le festival FORMAT RAISINS se déroule sur 3 week ends. Une invitation à l’exploration plurielle, à la poésie polymorphe, aux métissages hors cadre… car ici le nombre n’écarte pas la qualité. Entretien et explications. Comment se déroule le festival (lieux investis, intérêt patrimonial et musique, accessibilité des concerts et des événements )? 20 villes et villages situées dans les vignobles des Vins du Centre et sur les bords de Loire constituent l’exceptionnel paysage du festival Format Raisins. Le Prieuré clunisien de La Charité-sur-Loire, la Commanderie de Villemoison, le château de Buranlure, le Musée de la Machine agricole, le site industriel de Chabrolles sont quelques-uns des exceptionnels lieux des quelque 88 concerts, spectacles de danse contemporaine, exposition d’art contemporain, dégustations de vins, visites, promenades, atelier de géographie… de cette cinquième édition. Sur le plan musical, cette édition propose un périple qui nous emmène de Purcell, Bach à Berio, Stockhausen, Carter, Risset, Henry, Teruggi, Pesson, Bouchot, Caratini, Machuel, Aperghis, Munoz Bravo, Bierton… en passant rendre de superbes visites chez Mozart, Brahms, Beethoven, Schumann, Chopin… en passant par les musiques populaires et savantes du monde arabe que nous chante Anass Habib, le jazz de Trafic Urbain… Quels sont les critères artistiques qui assurent à la programmation sa cohérence et sa singularité ? Diversité des oeuvres, excellence, grands interprètes et jeunes talents sont la marque de cette prochaine édition qui s’organise autour de quatre axes : Honneur au piano avec Seong-Jin Cho, Jean-Philippe Collard, Wilhem Latchoumia, David Lively, Patricia Martins, Thierry Rosbach, Nicolas Stavy ; Des concerts monographiques qui permettent au public d’aller plus loin dans l’univers musical d’un compositeur (Bach, Berio, Brahms, Pierre Henry, Mozart, Purcell, Risset, Stockhausen…); De nombreux jeunes musiciens comme ceux du quintette Altra, du quatuor Akos, du Trio Puzzle, du KontaktDuo, sans omettre la pianiste Manon Edouard-Douriaud ; Un parcours d’écoute entre la musique pure et celle qui s’intéresse aussi aux sons venant du quotidien… A cela s’ajoute un volet dédié à la danse avec Les Aperçus de Clara Cornil et Pierre Fruchard, à la tombée de la nuit… et le collectif Les Oufs ! dans le sillage de Jean-Claude Gallotta. Quels sont les 5 temps forts de l’édition 2017 ? Et pourquoi ? Le concert du Quintette Altra, pour la découverte d’une exceptionnelle, — oui d’une exceptionnelle jeune formation, pour la création du compositeur Tom Bierton, musicien amoureux des musiques du monde et des musiques actuelles, pour revisiter dans un cadre exceptionnel l’œuvre du génial Luciano Berio ; Le récital de Jean-Philippe Collard, pour la magie que crée cet immense pianiste, pour son programme Schumann et Chopin qui montre le romantisme dans tous ses contrastes, dans toutes ses passions, pour son intelligence musicale et toujours, la lumière qui se dégage des œuvres, même les plus sombres ! Le récital de Seong-Jin Cho, le petit prodige, l’artisan du superbe, l’immense musicien… pour l’un de ses très rares concerts en France cette année qui nous garantit de belles émotions ! Les deux concerts du GRM proposé par Daniel Teruggi, pour le poète Jean-Claude Risset, pour Pierre Henry, cette ‘’figure ‘’, pour rejoindre des deux oreilles notre époque, pour la beauté d’œuvres parfois méconnues, pour Après une écoute de Sud , création de Daniel Teruggi… et pour l’Acousmonium du GRM, véritable planétarium sonore qui offre une écoute complètement renouvelée ! Le concert de David Lively, pour le rythme, la chaleur et la vie des œuvres de ce programme américain tout à fait original, joué avec un talent fou, une virtuosité ! Le Spat Sonore, pour découvrir ce qu’improviser, rire, et participer à une expérience véritablement inouïe, en immersion dans un univers insolite, chez Rabelais, entre musique populaire, bruitage et musique sacrée… Le concert de Nicolas Stavy et du Quatuor Voce pour… Brahms, servi avec génie par ces interprètes… la musique s’écrit en direct sous nos oreilles… C’est totalement impressionnant de richesse et de vie ! Le concert de Jeanne Crousaud et de Wilhem Latchoumia, pour le choix des œuvres, le programme plein d’humour, airs d’opérettes, chansons de genre, pour cette voix sublime, ce pianiste exceptionnel, toujours du côté de la création et de l’audace ! Et pour « Oda a la Manzana », un poème de Neruda, mis en musique par le chilien Munoz Bravo avec la force d’imagination qu’on lui connaît (qu’on devrait lui connaître !) Pardon, je ne sais plus compter… mais ce ne sont pas moins de 30 concerts et spectacles qui sont proposés ! Quelle est l’expérience que vit le festivalier à chaque édition ? La relation simple et directe avec les œuvres et les artistes présentés dans des lieux aussi insolites qu’un grenier, un hangar, une usine désaffectée, la cour d’un château, une chapelle en ruine, les remparts de La Charité… Toutes les barrières tombent. Restent la musique, la danse, les œuvres… La découverte des meilleurs vins locaux (Pouilly-fumé, Sancerre, Coteaux Charitois, Menetou-Salon, Châteaumeillant, Coteaux du Giennois, Reuilly, Quincy…); La découverte de la Réserve naturelle du Milieu de Loire et de la Forêt des Bertranges, l’accueil chaleureux des habitants de cette région Une atmosphère hyper conviviale et amicale entre les artistes, les compositeurs, les organisateurs, les partenaires et le public… qui laisse bien souvent une belle place au rire ! Propos recueillis en juin 2017 __________ Le Festival Format Raisins se déroule du 5 au 23 juillet 2017, à deux heures de Paris, à 1 heure de Bourges…. Et s’organise essentiellement en 3 week-ends de concerts et de promenade. Renseignements, réservations, billetterie au 03 86 70 15 06 et sur www.format-raisins.fr Cette année, le festival propose des Pass Week-End donnant accès à tous les événements pour un tarif particulièrement avantageux. LIRE notre présentation du Festival FORMAT RAISINS 2017 __________ Illustrations © festival FORMAT RAISINS : Jean-Michel Lejeune présente le concert de La Fenice au public (2016) / la chanteuse Jeanne Crousaud dans L’Eloge de la plante / festival Format Raisins 2016 (DR)

Jefopera

17 juin

Un ange à la Basilique de Saint-Denis

Christian TetzlaffIl doit être rare, et c'était bien la première fois en ce qui me concerne, de voir le chef, en larmes, serrer le soliste dans ses bras à la fin d'un concerto.  Hier soir, à la Basilique de Saint-Denis, Daniele Gatti n'était pas le seul à être bouleversé par l'interprétation extraordinaire du Concerto à la mémoire d'un ange que venait de donner Christian Tetzlaff;  En bis, et sans doute en miroir de la citation de Bach que Berg a insérée à la fin de son concerto, le violoniste allemand a joué l'Andante de la deuxième sonate pour violon seul. Quelques minutes suspendues au cours desquelles le public semblait avoir retenu sa respiration, sans doute le temps qu'un ange traverse la nef de la basilique.  Un grand moment de musique, donc, et puis quel orchestre que ce Mahler Chamber Orchestra !  Fondé il y a 20 ans par Claudio Abbado, il est constitué de 45 musiciens originaires de 20 pays différents. C'est une formation nomade, qui n’a pas de lieu de résidence attitré. Il donne des concerts sur les cinq continents tout au long de l’année et est présent dans la plupart des plus prestigieux festivals, à commencer par celui de Lucerne, au mois d'août. C'est surtout un orchestre de jeunes, où l'excellence se marie avec la passion, ce qui saute immédiatement aux yeux et surtout aux oreilles.  L’Orchestre est en ce moment en résidence au Festival de Saint-Denis, où plusieurs concerts sont prévus. Et c'est un familier du Festival, l'ancien chef du National, Daniele Gatti, qui a pris récemment la direction artistique du Mahler Chamber Orchestra. Et on voit qu'il est heureux. Enchâssant le concerto de Berg, deux symphonies de Beethoven, la fougueuse 2ème et la Pastorale, menées de main de maître par un chef souriant, aminci, rajeuni, montrant avec ses jeunes musiciens, une complicité juvénile et communicative.   

Ludwig van Beethoven
(1770 – 1827)

Ludwig van Beethoven est un compositeur allemand né le 16 décembre 1770 et mort le 26 mars 1827. Dernier grand représentant du classicisme viennois (après Gluck, Haydn et Mozart), Beethoven a préparé l’évolution vers le romantisme en musique et influencé la musique occidentale pendant une grande partie du XIXe siècle. Inclassable, son art s’est exprimé au travers différents genres musicaux, et bien que sa musique symphonique soit la principale source de sa popularité universelle, il a eu un impact également considérable dans l’écriture pianistique et dans la musique de chambre. Vers 1793, Haydn dit de lui « Vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes ». Surmontant à force de volonté les épreuves d’une vie marquée par le drame de la surdité, célébrant dans sa musique le triomphe de l’héroïsme et de la joie quand le destin lui prescrivait l’isolement et la misère, il a mérité cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l’art moderne ». Expression d’une inaltérable foi en l’homme et d’un optimisme volontaire, affirmant la création musicale comme action d’un artiste libre et indépendant, l’œuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l’histoire de la musique.



[+] Toute l'actualité (Ludwig van Beethoven)
25 oct.
Classiquenews.com...
23 oct.
Resmusica.com
23 oct.
Le blog d'Olivier...
22 oct.
Classiquenews.com...
20 oct.
Blogue Analekta
19 oct.
Le blog d'Olivier...
19 oct.
Classiquenews.com...
17 oct.
Jefopera
15 oct.
Classiquenews.com...
14 oct.
Resmusica.com
12 oct.
Classiquenews.com...
12 oct.
Sphère Wordpress
10 oct.
Resmusica.com
8 oct.
Le blog d'Olivier...
7 oct.
Le blog d'Olivier...
7 oct.
La lettre du musi...
5 oct.
Classiquenews.com...
4 oct.
Classiquenews.com...
2 oct.
Les blogs Qobuz
2 oct.
Classiquenews.com...

Ludwig van Beethoven




Beethoven sur le net...



Ludwig van Beethoven »

Grands compositeurs de musique classique

Symphonie Film Lettre à Elise Héroïque Concertos

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...