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Musique classique et opéra par Classissima

Ludwig van Beethoven

samedi 10 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

Aujourd'hui

CD, coffret événement. Compte rendu critique. Karajan: Official remastered Edition (100 cd, Warner Classics)

Classiquenews.com - Articles CD, coffret événement. Compte rendu critique. Karajan: Official remastered Edition (100 cd, Warner Classics). Warner, qui possède le riche catalogue d’EMI Classics, regroupe ici l’intégrale des enregistrements réalisés par le chef salzbourgeois Karajan pour les studios d’EMI alors piloté par Walter Legge, d’abord dans l’immédiat après guerre, soit dès 1946, quand le maestro en raison de ses accointances avec le parti nazi était interdit de salles de concert ; qu’importe il allait se tailler sa propre statue magistrale par le disque et l’enregistrement. Ainsi Karajan enregistre un très vaste répertoire jusqu’en 1960. Puis, suit un second cycle plus récent, de 1969 à 1984. L’intégrale de 13 coffrets regroupe pas moins de 100 disques, dont chaque concert archive a été remastérisé. L’amateur comme le néophyte peut ainsi suivre la quête du son absolu qui porta Karajan toute sa vie : à Vienne donc déjà entre 1946 et 1949, à la tête des Wiener Philharmoniker ; à Londres avec le Philharmonia Orchestra (Messe en si de JS Bach avec Schwarzkopf ; Missa Solemnis de Beethoven, et les quatre derniers lieder de Strauss, idem) ; surtout la première (promise à de nombreuses autres suites pour Decca et deutsche Grammophon plus tard) intégrale des Symphonies de Beethoven, le cycle pilier et axial, ici enregistré avec le Philharmonia à Londres, entre 1951 et 1955 : le nerf, l’hédonisme, le son sculptural se définissent ici ; deux coffrets mettent l’accent sur les perles studio réalisées avec les grands solistes de l’heure, ceux des années 1948-1958 (Concertos pour piano de Schumann et Mozart avec Dino Lipati ; Concertos pour piano de Mozart et de Beethoven avec Walter Gieseking … ) puis entre 1969-1984 (Mutter, Weissenberg,…) ; chef charismatique et inéluctablement lié au destin des Berliner Philharmoniker, Karajan étend toujours plus loins son formidable répertoire : les Russes (Moussorgski, Tchaikovski, Borodine, Balakirev et Stravinsky…); les Français (avec l’Orchestre de Paris : Debussy, Ravel, Bizet, Gounod, Berlioz, Franck…) ; les Tchèques (Smetana, Dvorak,…) ; Warner / Emi réédite enfin les Symphonies de Sibelius (2, 4, 5, 6 et 7) ; l’odyssée symphonique avec le Berliner Philharmoniker est largement illustrée, alternative à celle également enregistrée pour Deutsche Grammophon : voici pas moins de 4 coffrets berlinois indiquant la mesure d’un travail orchestral propre aux années 1970- 1980, devenu à juste titre exemplaire. Le champs artistique est large et le nombre des compositeurs, principalement des XIXè et XXè, affirme alors l’appétit de l’orchestre et de son chef nommé à vie : grands romantiques germaniques, Viennois fondateurs de l’écriture symphonique au XVIIIè/XIXè, : Brahms, Bruckner, Wagner, R. Strauss (1970-1981); Symphonies de Haydn, Mozart, Schubert (1970-1981); musique chorale de Haydn (Les Saisons), Beethoven (Missa Solemnis), Brahms (Ein Deutsches Requiem, 1972-1976, avec les solistes : Gundula Janowitz, Anna Tomowa-Sintow…); notre coup de coeur, outre la première intégrale Beethoven ci dessus mentionnée (fondatrice), demeure le coffret de 4 cd, dédié au plus grand compositeur symphoniste du XXè, aux côtés de Strauss et Mahler (que Karajan n’aborda qu’exceptionnellement : trop démonstratif pour sa pudeur autrichienne?) : Sibelius (1976-1981), soit les Symphonies 1,2, 4, 5 et 6, et les poèmes symphoniques En Saga, Le cygne de Tuonela, Suite Karelia, Finlandia, Valse Triste, Tapiola… Artistiquement, techniquement l’intégrale est historique. Incontournable. CD, coffret événement. Karajan: Official remastered Edition (Warner Classics). 13 coffrets : 100 cd. Intégrale en coffret unique ou par coffret séparé. CLIC de CLASSIQUENEWS de décembre 2016.

Les bons plans de la musique classique

Hier

Jochum Symphonies (17 CD) à 20€

Le coffret réunissant l'intégrale des symphonies de Beethoven, Brahms et Bruckner sous la direction d'Eugen Jochum (DG, 17 CD) est actuellement proposé à seulement 19,99 € sur Amazon IT, au lieu de 60 € à l'origine ! Merci à Jean-Louis G. !




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8 décembre

EXPOSITIONS. Paris, Philharmonie : Ludwig Van… : le Mythe Beethoven… jusqu’au 29 janvier 2017. RECEPTION DU MYTHE BEETHOVEN…

EXPOSITIONS. Paris, Philharmonie : Ludwig Van… : le Mythe Beethoven… jusqu’au 29 janvier 2017. RECEPTION et AVATARS DU MYTHE BEETHOVEN… Du 14 octobre 2016 au 29 janvier 2017, la Philharmonie de Paris dédie son espace d’exposition à Ludwig van Beethoven, l’année qui vient (soit 2017), étant par ailleurs l’occasion de célébrer les 190 ans de sa disparition. C’est sous une approche originale que l’on revisite cette fois le « mythe Beethoven ». Car plutôt que de retracer une énième fois la vie et l’œuvre du compositeur, l’exposition nous confronte à l’influence prodigieuse qu’il a eu sur les artistes du monde entier, bien au-delà du domaine de la musique, depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. Au fil du parcours, on découvre un Beethoven hors du temps, devenu un symbole, une référence incontournable jusque dans les revendications politiques, voire dans l’industrie de la consommation. DES SA MORT EN 1827… Déjà à sa mort en 1827, le compositeur jouissait d’un prestige incroyable auprès de ses contemporains. La première salle de l’exposition regorge ainsi de témoignages, de croquis et autres masques pris dans l’instant sur son lit de mort. Ses funérailles auront attiré une foule considérable, parmi laquelle se trouvait alors le jeune Franz Schubert. Porte-flambeau au sein du cortège, le compositeur était tant intimidé par son illustre aîné qu’il n’aura jamais osé l’aborder de son vivant. Mais même la mort ne saurait occulter l’aura du génie. De compositeur admiré, Beethoven passe progressivement au rang d’icône, presque de dieu, voué parfois à un véritable culte de la part des artistes de tout bord. À travers les salles suivantes, on est subjugué de voir à quel point la figure de Beethoven est omniprésente dans les arts, aussi bien la musique que la peinture, la sculpture, la littérature, ou même encore dans des domaines plus récents tels que la photographie ou le cinéma. Tantôt, c’est son œuvre qui est source d’inspiration, en particulier ses symphonies, dont l’écoute insuffle un fort pouvoir de création. Tantôt, c’est la figure même de Beethoven que l’on retrouve, soit directement sous les propres traits du compositeur, soit à travers la figure du héros ou de l’artiste romantique. Et que dire de la salle consacrée au célèbre masque pris sur le vif réalisé par Franz Klein en 1812 : sculpture, peinture, pastel, lithographie, eau-forte, photographie et même couverture de revue, depuis sa création jusqu’à nos jours, autant de variations autour de ce masque sans cesse repris, parfois détourné, sous toutes ses formes. IMAGE POLITIQUE FEDERATRICE… Mais l’énergie créatrice de Beethoven ne saurait se limiter au domaine artistique. Car ses œuvres possèdent un fort pouvoir fédérateur, et trouveront une résonance particulière en politique. Ainsi, à l’instar des grands hommes de l’histoire capables de rassembler des nations entières, il est celui à qui on dédie encore aujourd’hui de nombreux monuments, constructions de pierres ou temples de papier, projets avortés qui ne verront le jour que dans l’imagination des artistes. PARCOURS SONORE… À côté du parcours visuel, constitué d’une riche collection d’objets, le visiteur bénéficie d’un parcours sonore varié : tout au long de l’exposition, un audio-guide permet d’écouter des extraits d’œuvres de Beethoven bien sûr, mais également d’autres compositeurs, ainsi que des textes récités, lettres et autres témoignages, venant à propos illustrer les œuvres exposées. La déambulation à travers les salles est ponctuée de plusieurs animations plus ou moins interactives : un recoin pour écouter posément l’Allegretto de la Symphonie n° 7, un autre dédié à l’orage de la Pastorale (agrémenté d’effets de lumière symbolisant les éclairs, et d’un guide d’écoute interactif), ou encore un espace cinéma diffusant des extraits de films dont la bande-son reprend les œuvres du compositeur. A ne pas manquer, le dispositif d’écoute solidienne (par conduction osseuse) qui permet d’expérimenter une autre forme d’audition et, en fin de visite, un écran tactile nous invite à deviner les emplacements des monuments dédiés au compositeur dans le monde entier. RESERVES… Cependant, à vouloir trop en faire, le parcours n’échappe pas aux habituels inconvénients fréquemment rencontrés lors des expositions consacrées à l’univers de la musique, en particulier celui de la pollution sonore. En effet, la libre diffusion d’extraits musicaux dans les salles gêne parfois l’écoute plus intimiste de l’audio-guide. De plus, face à la multitude d’objets présentés, on s’éloigne par moment de l’objectif premier de l’exposition. Certes, la richesse de la collection est indéniable, mais certaines œuvres, manquant d’un réel contenu explicatif quant à leur création, ne sont pas toujours replacées dans le thème du « mythe Beethoven ». On assiste ainsi à une surenchère d’objets, qui relève presque plus du bric-à-brac que d’un parcours d’exposition. On pense notamment à la salle « Têtes tragiques et monde intérieurs », où se succèdent les sculptures ressemblant de près ou de loin à la figure de Beethoven, mais où le lien avec celui-ci, n’est souvent explicite que dans le titre de l’œuvre… Au final, cette exposition est donc avant tout une expérience visuelle et auditive qui, sans assouvir la soif de connaissance du visiteur, réjouira ses yeux et ses oreilles. L’absence de contenu informatif est compensée par la grande richesse des œuvres présentées. En particulier l’émouvante salle des fétiches et reliques, dans laquelle le visiteur peut admirer certains objets appartenant jadis au compositeur, depuis son violon jusqu’à son cornet acoustique, son bâton de marche, et même des mèches de ses cheveux ! Indéniablement l’exposition parisienne nous apprend une chose, c’est que le mythe Beethoven est loin de s’éteindre, car le compositeur continue de fasciner et d’inspirer, encore de nos jours, les artistes du monde entier. _____________________ EXPOSITIONS. Ludwig van… Le Mythe Beethoven, Philharmonie de Paris, jusqu’au 29 janvier 2016. LIRE notre présentation de l’exposition, LIRE aussi notre compte rendu de l’exposition (Coédition Gallimard / Cité de la musique-Philharmonie de Paris : 184 pages — Format : 210 x 280 mm — 35€, ISBN : 9782070197354).



Carnets sur sol

8 décembre

Elias de Mendelssohn : Baal ou Dieu, Camacho ou Beethoven ?

Deux remarques spécifiques en réécoutant Elias, cette fois en concert – sur instruments anciens avec Pygmalion, dans une édition étrange où manquaient de nombreux numéros, dont certains importants (toute la préparation de la scène de Baal, c'est-à-dire le n°10 « Heute, im dritten Jahre, will ich mich dem Könige zeigen », plusieurs paroles d'Élie, le premier quatuor vocal chanté par tout le chœur…). Pratique pour rentrer chez soi tôt lorsqu'on appartient aux classes laborieuses, mais j'espère que ce n'est pas pour cela. Étrange dans tous les cas : il n'y a aucun numéro supplémentaire, seulement d'assez nombreux numéros coupés (j'ai arrêté de compter, mais il y en a bien eu 8 sur 42) ; je n'en vois pas trop l'intérêt. Et je n'en trouve pas trace : l'œuvre a été traduite pour sa création mondiale en anglais, mais je ne vois pas mention de changement dans le contenu musical. De même pour les versions discographiques. Autrement, soirée magnifique (le grain et les couleurs de l'orchestre Pygmalion, l'abandon et les moirures d'Anaïk Morel, la limpidité glorieuse de Robin Tritschler…), ne serait-ce que pour entendre cette œuvre en action. Il est évident que Mendelssohn s'inspire du style sacré de Bach, notamment dans les doublures orchestrales (et encore plus avec des hautbois en poirier, dont le son se rapproche de ceux utilisés dans les Passions), ou dans le type de contrepoint, mais aussi des grands oratorios choraux de Haendel (Israel in Egypt , le Messie). À l'oreille pourtant, on reconnaît aussi le style du Beethoven choral (Fidelio, Missa Solemnis) et celui du Brahms à venir (avec les doubles appoggiatures caractéristiques, ou les mouvements harmoniques de Gärtner et Fingal) – rien d'étonnant sur ce dernier point, tant la musique chorale de Brahms doit à celle de Mendelssohn, tout aussi géniale par ailleurs, quoique considérablement moins donnée et enregistrée (sans que j'y voie de raison plus légitime que l'habitude). Du fait de l'abandon de son ami Klingemann pour le livret de son opéra Die Heimkehr aus der Fremde, Mendelssohn s'est appuyé sur le librettiste de son précédent oratorio Paulus, Julius Schubring, pour réaliser le projet évoqué avec ledit ami. Côté littéraire, l'œuvre reconstitue une trame narrative où, contrairement à Paulus, l'action se passe directement sous les yeux de l'auditoire, au discours direct. Pour ce faire, Elias est, comme le Messie de Haendel, un gigantesque patchwork de citations bibliques (Rois I bien sûr, mais aussi Deutéronome et Psaumes, souvent plusieurs dans un seul air !), pas forcément liées à Élie – certaines sont tirées de livres dont les actions sont postérieures aux Rois I, dont Ésaïe, Osée, Jérémie… et même Matthieu ! Or, Élie n'est cité dans l'Ancien Testament, outre les Rois, que brièvement dans les Chroniques et dans Malachie ; par ailleurs, ces livres relatent des faits de 100 à 300 ans postérieurs (selon la datation traditionnelle) à la vie d'Élie, ce ne peut donc même pas être vu comme une reprise des anciens prophètes. Le résultat est très efficace et opérant – mais, bien que se résumant largement à des citations de textes sacrés, il les réordonne dans un sens qui n'a pas de rapport avec leur littéralité initiale. Mendelssohn était très conscient de ces enjeux de déplacement de sens ; à telle enseigne qu'il écrivait à son librettiste : « Peut-on dire de Baal qu'il est une idole des Gentils ? Bien sûr, Jérémie paraît utiliser le mot dans ce sens, mais ne l'utilisons-nous pas exclusivement dans un autre sens ? ». Ce n'est pas exactement la même chose, mais cela montre bien la peur d'abîmer la signification primitive du texte – et, de fait, les emprunts disparates ne sont pas spectaculairement évidents une fois lus et entendus en contexte. Les deux remarques, donc : La scène des offrandes par Domenico Fetti (1621-1622). Collection royale de Buckingham Palace. ► Le chant d'imploration des suivants de Baal, le grand moment le plus dramatique de la vie d'Élie et le point culminant de l'action de l'oratorio (où les suivants du faux-dieu le supplient d'embraser leur sacrifice) m'a toujours paru étonnamment beau et entraînant. [[]] « Baal, erhöre uns ! » « Baal, écoute-nous ! Tourne-toi vers nos offrandes ! Envoie-nous ton feu et anéantis ton ennemi ! » Collegium Vocale de Gent, Orchestre des Champs-Élysées, Philippe Herreweghe (Harmonia Mundi). Je vois bien l'effet moqueur voulu : leurs supplications très homophoniques, rythmiquement sommaires (à l'opposé de toute l'écriture très contrapuntique, beaucoup plus subtile, du reste de l'oratorio), répétées de façon de plus en plus tonnante et en vain, sont très réussies. Dans certaines versions, les cuivres crépitent même un peu, donnant une impression d'orphéon un peu dérisoire, d'instruments barbares et désuets, de trompes hitites, de sacqueboutes philistines… Mais cette harmonie majestueuse et pure ressortit plutôt, en fin de compte, à l'écriture sacrée de Mendelssohn, tout simplement. Et l'impression est accentuée par la parenté assez accablante avec son Schlußchor (chœur conclusif) du célèbre Psaume 42 (Wie der Hirsch schreit / Comme brame le cerf après les eaux vives) : même grande écriture homophonique en choral preste, qui cherche ici à exprimer au contraire la majesté céleste et la simplicité de la foi véritable… [[]] Kammerchor Stuttgart, Klassische Philharmonie Stuttgart, Frieder Bernius (Carus). Après l'introduction, vous entendez « Harre auf Gott ! » – « Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce, le salut de ma face et mon Dieu ! ». Donc tout l'inverse, en principe, de la salutation sauvage des faux-dieux et du déhanchement dérisoire des païens qui prient le ciel vide. D'autant plus étonnant que Mendelssohn a écrit des imprécations et des orages vraiment impressionnants pour Elias (j'y viens). Une grosse affaire de contexte, sans doute. Même sujet par Johann Friedrich Schönfeld (1650). Dommuseum de Salzbourg. Seconde remarque (car oui, je n'en ai fait qu'une jusqu'ici, je me suis tenu sage). ► Alors que les opéras de Mendelssohn brillent assez peu par leurs qualités dramatiques (même si Lorelei dispose de superbes atmosphères – pourquoi ne rejoue-t-on pas ça, et tout simplement ne l'enregistre-t-on jamais ?), Elias, en pleine maturité, manifeste au contraire un talent pour la grande fresque spectaculaire. Contrairement à Schumann, la finesse de l'écriture ne laisse jamais le spectre sonore s'embourber ; et on y trouve une flamme qui doit clairement beaucoup aux meilleurs chœurs de Beethoven – final de Fidelio et bien sûr Missa Solemnis, l'élégance, la souplesse et les jolies appoggiatures en sus. Étrangement, on trouve les mêmes qualités de masses dramatiques dans d'autres œuvres chorales qui ne contiennent pourtant aucun élément narratif, comme les 3 Psaumes Op.78. Un paradoxe qui comble d'aise, en l'occurrence. ♫ Tous ces détails infinitésimaux vous ont peut-être redonné l'envie de vous immerger dans l'ensemble de l'œuvre. J'en profite pour glisser quelques conseils dans une discographie abondante (mais non point infinie, on peut en faire le tour) et de qualité. ♪ Pour Elias, j'aime beaucoup Sawallisch I (Radio de Leipzig, chez Philips-Decca), très dramatique, avec Theo Adam très âpre en Élie, vraiment proche de l'esprit du texte. Plus souples et éduqués, avec de meilleurs chœurs (de merveilleux chœurs), Rilling chez Hänssler (pour autant très dramatique aussi, sans doute la version la plus aboutie de toutes) et Bernius chez Carus (un peu plus ronde et paisible). Herreweghe est remarquable aussi, de très belles couleurs neuves (la discontinuité du spectre peut séduire ou frustrer selon les goûts) et Sawallisch II (Radio Bavaroise, chez Hänssler) mérite tout à fait l'écoute. Plus mitigé sur la version sur instruments anciens de Hagel (chez Hänssler), qui manque vraiment de longueur de son ; Märkl (Radio de Leipzig, chez Naxos) est très bien, mais moins intense que les précédents. J'avais bien sûr trouvé Conlon épais, et j'avais trouvé Budday (chez K&K) décevant et McCreesh terne. Dohnányi 1966 aussi. ♪ Pour les Psaumes-cantates, énormément de grandes versions : Rilling, Corboz, Herreweghe, Bernius, tout cela est intense et excellent. (Le Paulus de Rilling aussi.) ♪ Pour le reste de la musique chorale sacrée, il existe l'intégrale Matt chez Brilliant Classics, pas celle qui a le plus d'éclat, mais très suffisante à montrer la qualité de cette musique. Sinon, l'archi-intégrale Bernius est bien sûr ce qui se fait de mieux. Les 3 Psaumes Op.78 mentionnés précédemment (des motets courts, pas ceux plus célèbres en forme d'oratorio) y sont exceptionnels – vous entendez la tenue du chœur dans le second extrait de la notule… ♪ Pour les chœurs profanes très négligés (en existe-t-il seulement une réelle intégrale ?), il faut commencer par le disque de la Radio de Leipzig dirigé par Horst Neumann (Berlin Classics), qui couvre des extraits des opus 41, 48, 50, 59, 75, 88 et 100, un moment de grâce absolue. On peut ensuite poursuivre avec les quelques autres monographies de qualité existantes (Carmina Kammerchor avec Hanke chez EMI, RIAS Kammerchor avec Rademann chez Harmonia Mundi, Europa Chor Akademie avec Daus chez Glor et diverses anthologies…). J'ai lancé quelques pistes, je vous laisse faire joujou avec, si jamais ces sujets vous amusent comme moi ou si ce corpus vous enchante semblablement. (Ah oui, le titre, c'est une référence à Die Hochzeit des Camacho, un de ses opéras de jeunesse – d'après le Camacho du Quichotte, étrange choix.)

Ludwig van Beethoven
(1770 – 1827)

Ludwig van Beethoven est un compositeur allemand né le 16 décembre 1770 et mort le 26 mars 1827. Dernier grand représentant du classicisme viennois (après Gluck, Haydn et Mozart), Beethoven a préparé l’évolution vers le romantisme en musique et influencé la musique occidentale pendant une grande partie du XIXe siècle. Inclassable, son art s’est exprimé au travers différents genres musicaux, et bien que sa musique symphonique soit la principale source de sa popularité universelle, il a eu un impact également considérable dans l’écriture pianistique et dans la musique de chambre. Vers 1793, Haydn dit de lui « Vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes ». Surmontant à force de volonté les épreuves d’une vie marquée par le drame de la surdité, célébrant dans sa musique le triomphe de l’héroïsme et de la joie quand le destin lui prescrivait l’isolement et la misère, il a mérité cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l’art moderne ». Expression d’une inaltérable foi en l’homme et d’un optimisme volontaire, affirmant la création musicale comme action d’un artiste libre et indépendant, l’œuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l’histoire de la musique.



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